Comité Expansion Economique du Puy de Dôme : création, immobilier et aides aux entreprises d'Auvergne

Matériaux & Mécanique

Les sciences de l’ingénieur se déclinent dans le Puy-de-Dôme en conception, gestion et production industrielle, en recherche et en innovation, conduisant des entreprises à prendre des positions de leaders mondiaux sur les marchés du pneumatique, de la tresse et du câble. Les savoir faire ancestraux sont sublimés avec les technologies modernes dans la production coutelière. Les sous-traitants ont également développé des solutions pour l’industrie automobile et aéronautique dans leurs laboratoires et bureaux d’études ou en lien avec les écoles d’ingénieurs (IFMA, POLYTECH, Chimie Clermont, ISIMA,…) et les Laboratoires publics dans le domaine des matériaux et de la mécanique.


AU SEIN DE DEUX POLES DE COMPETITITE : ELASTOPOLE ET VIAMECA

Le Pôle de compétitivité du caoutchouc et des polymères, Elastopôle participe au développement de nouveaux matériaux – produits – procédés. Son conseil  cientifique composé de 14 membres, en compte 3 dans le Puy-de-Dôme : Michelin, Socamont et le CNEP.



Michelin, 2ème fabricant mondial de pneumatiques vient de renforcer son ancrage historique à Clermont-Ferrand en investissant plus de 270 millions d’Euros dans le projet de modernisation et d’extension de son centre d’innovation technologique mondial. Il est appelé « Campus RDI » pour « Recherche Développement et Industrialisation ».

• Socamont est spécialisé dans la fabrication de mélanges de caoutchouc colorés et noirs.
• Le CNEP (Centre National d’Evaluation de Photoprotection) étudie le comportement à long terme de matériaux polymères. Le CNEP associé à l’équipe  photochimie de l’Institut de chimie de Clermont-Ferrand (ICCF, CNRS, ENSCCF, Université Blaise Pascal) entourée de 40 groupes industriels de taille européenne, s’avère être une structure originale sur le plan mondial.

On retrouve également dans Elastopôle, des industriels tels que Valéo, Trelleborg Modym, Auvergne Caoutchouc ou des établissements d’enseignement  supérieur tels que l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie qui propose un parcours de spécialités Matériaux Hautes Performances.

Le pôle de compétitivité mécanique Viaméca basé à Clermont-Ferrand a labellisé des projets sur l’ingénierie des surfaces, les procédés avancés de fabrication, les systèmes intelligents et robotique, ainsi que sur l’ingénierie des usages et services, nouvelle thématique créée en 2013.
Très lié au pôle, le Laboratoire d’excellence Mobilité Innovante (IMobS3) fédère 7 laboratoires et s’est fixé 3 défis : les véhicules et machines intelligents, les services et systèmes de mobilité intelligente, les procédés de production d’énergie pour la mobilité.


Membre fondateur du Labex IMobS3, l’Institut Pascal se concentre sur 4 axes thématiques : mécanique, matériaux et structures ; image, système de perception ; robotique ; génie des procédés, énergétique et biosystèmes ; photonique, ondes, nanomatériaux.
Il crée ainsi un pôle structurant dans le domaine des sciences de l’ingénieur et des systèmes lisibles au plan national et international.

• POLYTECH Clermont, par exemple, intervient dans l’Institut Pascal par le biais de 50 de ses enseignants chercheurs.
L’Ecole forme des ingénieurs dans 6 spécialités : génie biologique, génie civil, génie électrique, génie mathématique et modélisation, génie physique et génie des systèmes de production. Elle a développé 2 plateformes d’innovation en génie biologique (BIO-UP), matériaux et structures (GEN’MAT).
• L’IFMA partie prenante dans ses nombreux projets a récemment créé 2MAtech, une filiale qui rapproche les plateformes technologiques auvergnates. L’activité mécanique et génie industriel fonctionne grâce à des moyens transférés par la plate-forme de transfert de technologies Mec@prod et l’axe matériaux grâce à ceux transférés par Casimir, pôle technologique Auvergne. Sa collaboration avec l’Ecole de Chimie les conduisent au projet d’ouverture d’une Ecole des Mines et à celui d’un Master Chimie – Mécanique.
 


INGENIERIE DE LA MOBILITE OU L'EQUIPEMENT DES TRANSPORTS

Plus spécifiquement et au-delà de Michelin, l’expertise automobile s’appuie sur ses compétences et des équipementiers qui inventent la voiture de demain.
Valéo par exemple, a fait de son site d’Issoire, le centre de recherche mondial du développement de l’essuyage. Dernière innovation en date : l’Aquablade, un essuieglace dont la lame de caoutchouc contient l’eau projetée sur le pare-brise.

La recherche et l’optimisation des matériaux nécessaires aux transports automobiles mais aussi aéronautiques se sont affirmées dans le bassin d’Issoire particulièrement sur l’aluminium et les matériaux composites.

Créée en 2010 et labellisée par les pôles de compétitivité Elastopôle et Viaméca, Polydyam est une plateforme d’innovation technologique. Elle est spécialisée dans les essais industriels sur le comportement des matériaux dans de nombreux domaines d’activités : l’automobile, l’aéronautique avec une orientation importante dans la mobilité du futur. Experte dans l’étude et le recyclage des matériaux (caoutchouc et polymères) afin de définir leur caractérisation, formulation, vieillissement et durabilité, elle assure également des études sur la liaison au sol et la dynamique du véhicule.

Issoire compte également la présence de grands groupes tels Constellium qui produit des alliages aluminium à basse densité ou Aubert et Duval qui réalise des pièces en aluminium, des aciers de haute performance et superalliages pour l’aéronautique. Des entreprises récemment créées innovent : MTechnologies a conçu et construit à Issoire plusieurs véhicules de compétition (WRX) et depuis 2 ans, elle exporte en Europe et aux Etats-Unis.
EMI implantée sur le bassin depuis une dizaine d’années, conçoit et développe des systèmes mécatroniques complets pour véhicules tous types en intégrant la haute technologie en milieu sévère. Et la liste est loin d’être exhaustive.

Plus généralement, tous les métiers de la filière automobile sont représentés dans le Puy-de-Dôme : usinage, mécanique de précision, fonderie, forge, plasturgie, composites, composants électriques et électroniques, traitement de surface et emballages, tresses et gaines de câbles. Des entreprises sont reconnues comme fournisseurs de 1 rang par les constructeurs automobiles européens.
 


DES BASSINS SPECIALISES AUTOUR DES MATERIAUX

@ Allizé Plasturgie Auvergne

Le bassin thiernois présente une très forte spécialisation dans les activités de métallurgie et transformation des métaux, de plasturgie, et dans l’industrie du bois et du papier. Son industrie est liée à la coutellerie qui représente 70 % de la production nationale. La marque « Esprit de Thiers » a réuni les couteliers qui répondent aux  exigences d’une Charte Qualité de fabrication, garante du savoir-faire local.
Dans le même esprit, la Confrérie du Couteau de Thiers respecte les mêmes  engagements de qualité pour la fabrication du couteau « Le Thiers® » qui fête ses 20 ans en 2014.

Le travail des métaux s’est ensuite décliné autour des activités de déformation des métaux et les activités de mécanique générale : usinage, outils  tranchants, décolletage, tôlerie fine, préparation de surface, polissage,… Pour exemple, Wichard, leader mondial de l’accastillage, exerce plus généralement une activité de forge de précision pour les secteurs aéronautiques, médical, automobile,…, ou Forginal, spécialisée dans la pétrochimie, le militaire et qui explose aussi dans le médical avec la forge des titanes via essentiellement la forge de prothèses.

Représentant 6 à 8 % des emplois industriels, le pôle plasturgie sur la région thiernoise et clermontoise est très orienté innovation.
La filière intègre les études et la réalisation de moules (Massacrier, Gilbert,…), l’injection des thermoplastiques (CEP, Gepman, Manuthiers), le thermoformage, l’extrusion (CGP, Pichot,…), le rotomoulage (SAAM,…).
CEP a développé une nouvelle gamme de tubes souples, dont la fabrication par injection est protégée  par de multiples brevets.
Top Clean Injection est spécialisée dans l’injection en salle blanche de pièces thermoplastiques de grande précision, pour le secteur médical et pharmaceutique. Elle fabrique également des dispositifs médicaux en nom propre.

Autour du carton s’est développé le secteur de l’emballage ou de la production de mobilier, avec des positions de leader (Durolle Emballage, Celta ,…).

C’est aussi en lien avec les industries manufacturières thiernoises que plusieurs lycées offrent des formations spécialisées (CAP Chaudronnerie industrielle, BAC PRO Plastiques et composites, BTS  Etude et réalisation d’outillage de mise en forme des matériaux, industries plastiques et Europlastic,…

Toujours dans le Livradois-Forez et le bassin d’Ambert, la fabrication de tresses techniques et câbles spéciaux regroupe une dizaine d’entreprises (Omerin, Plastelec, Joubert, Gauthier, Promotress, Tresse Industrie, IFT, Favier, Berne,…). Les produits sont exportés dans le monde entier, et Joubert et Omerin sont devenus respectivement leaders mondiaux de câbles élastiques tressés et tissés, et de fils et câbles isolés silicone.


LES NOUVEAUX MATERIAUX

De jeunes entreprises innovent, telle que Picture Organic Clothing qui a inventé une doudoune 100 % recyclable fabriquée avec une membrane biocéramic absorbant tout type d’énergie qui permet d’éliminer plus vite l’acide lactique des muscles.

Quant à la start’up Revlum, elle exploite des brevets exclusifs de l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand, permettant de développer des matériaux luminescents sur mesure pour les marchés de l’éclairage à leds et de la visualisation.

Les nouveaux matériaux sont aussi étudiés et découverts dans les Ecoles d’ingénieurs dont Chimie Clermont qui consacre, par exemple, ses activités de recherche aux matériaux fonctionnels par chimie douce, à la durabilité des matériaux organiques et au génie des systèmes polyplastiques. Ou dans les  laboratoires dont celui de Physique Corpusculaire de Clermont-Fd qui développe des matériaux bioactifs utilisés comme substitut osseux, notamment les céramiques bio-activées.